Le mardi 23 juin, la cour d'appel a décidé de ne pas rouvrir l’enquête engagée suite aux accusations de viol de l'actrice Sand Van Roy à l'encontre du réalisateur Luc Besson. Un pourvoi en cassation a été annoncé par ses avocats.
La cour d'appel de Paris a tranché contre la réouverture de cette enquête emblématique du mouvement #MeToo dans le cinéma, qui avait été initialement classée sans suite en 2019. Les juges n'ont pas été convaincus par les arguments apportés par la plaignante, comme l'a rapporté Le Monde.
Sand Van Roy, entourée de ses avocats, a tenté de faire valoir des analyses ADN sur un sous-vêtement, considérant cela comme un « élément nouveau » permettant de relancer les investigations. Maitre Antoine Gitton, représentant l’actrice, a exprimé son mécontentement : « Nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette non-justice. Un pourvoi en cassation va être interjeté immédiatement. »
Une décision déjà vue
Du côté de Luc Besson, son avocat, Maitre Thierry Marembert, s'est montré satisfait de la décision : « La justice a une nouvelle fois statué sur cette affaire, qui a été maintes fois examinée. » Ce dernier a rappelé que la cour d'appel avait confirmé un non-lieu en 2021, décision validée également par la Cour de cassation en juin 2023.
Les avocats de Besson ont souligné que, malgré la durée de l'enquête, aucun élément n'avait été trouvé pour établir le défaut de consentement. « Luc Besson et Sand Van Roy ont eu une relation pendant plusieurs années. Tous les éléments ont été examinés et aucune preuve de contrainte n'a été établie, » a ajouté Maitre Marembert.
Contexte de la plainte
Sand Van Roy avait porté plainte pour viol en mai 2018 suite à un rendez-vous dans un hôtel parisien, décrivant des faits d’agression. Elle a également mentionné des épisodes d’agressions sexuelles entre 2016 et 2018, illustrant une « relation d’emprise professionnelle » selon ses déclarations. Luc Besson avait admis avoir eu une liaison dans un contexte de « subordination », compte tenu qu'elle avait travaillé sur plusieurs de ses productions.
Les conséquences de cette décision sont lourdes. Alors que le mouvement #MeToo continue d’influencer le secteur cinématographique, cette affaire rappelle à quel point la quête de justice pour de nombreuses victimes peut être semée d'embûches.
Avec des sources de Le Monde et L'Express







