La présidente de l’Assemblée nationale s'exprime face au garde des Sceaux. Ce mardi, Yaël Braun-Pivet a affirmé que les sanctions individuelles liées à l’affaire Lyhanna ne résolvaient pas « tout », comme le témoigne le fait que 134 placements en garde à vue ont été effectués pour des violences sur mineurs, révélant des plaintes en attente.
« L’accent est mis sur les responsabilités individuelles, on se demande : “Qu’est-ce qui a failli dans l’affaire Lyhanna ?” Mais ce n'est pas suffisant ! », a déclaré la responsable politique sur France 2.
Un manque d'organisation avéré
Le gouvernement a récemment pris des mesures contre une magistrate et deux gendarmes du Gers, suite à un rapport soulignant des dysfonctionnements dans le traitement de cette affaire tragique concernant la jeune Lyhanna, âgée de 11 ans.
Le principal suspect, Jérôme Barella, avait déjà été la cible de plusieurs plaintes mais n’avait pas été interrogé. Pourtant, sur les 70.000 plaintes pour violences contre des mineurs, 134 enquêteurs ont déjà placé des individus en garde à vue. « Cela indique un manque d’organisation et une traîne dans les procédures », a précisé Yaël Braun-Pivet.
Une loi intégrale sur les violences faites aux enfants
La députée Renaissance des Yvelines insiste pour que l’Assemblée nationale débatte d’une « loi intégrale » qui couvre l’ensemble des violences faites aux enfants, une proposition qui ne semble pas séduire le Premier ministre, Sébastien Lecornu.
« Je continue de plaider pour cette loi, surtout à la lumière des informations révélées par le rapport d’enquête », a soutenu Yaël Braun-Pivet en référence à la proposition de loi initiée par des parlementaires de gauche ainsi que ceux de la coalition gouvernementale.
Cette affaire a suscité une vive émotion au niveau national, le rapport d’inspection mentionnant une « accumulation de pertes de temps et un suivi défaillant des plaintes » aussi bien à l’échelle du parquet que de la gendarmerie, comme l’a déclaré le chef de l’IGJ, Stéphane Noël, lors d'une conférence à Matignon.
Il est possible qu'il existe des responsabilités individuelles, mais selon Marine Tondelier, la patronne des Écologistes, le personnel judiciaire se trouve dans une « situation intenable ».







