Des sanctions européennes pourraient être mises en place « dans les prochains jours » visant des colons israéliens responsables de violences à l'encontre des Palestiniens. Cette annonce fait suite à une escalade des tensions dans la région.
En mai dernier, l'Union européenne a déjà pris des mesures, dont le gel d'avoirs et des interdictions de voyage, visant plusieurs individus et entités, en réponse à des comportements jugés « systématiques et graves ». Le gouvernement israélien a vivement réagi à ces sanctions, le Premier ministre Benyamin Netanyahou dénonçant une « faillite morale » de l'UE.
Un contexte de violence croissante
Lors d'une interview accordée à RTL, Jean-Noël Barrot a exprimé son inquiétude face à la progression de la colonisation illégale et aux violences des colons israéliens. Il a souligné que la situation en Cisjordanie était « alarmante » et « plus grave que ce que nous avons vu depuis des décennies ».
Entre l'escalade des violences liée au récent conflit à Gaza, qui a vu le Hamas attaquer Israël, et les représailles israéliennes, la situation des Palestiniens s'est nettement détériorée. D'après des rapports de l'Autorité palestinienne, plus de 1 080 Palestiniens, dont de nombreux civils, ont été tués par des forces israéliennes à ce jour. Du côté israélien, au moins 46 Israéliens ont également perdu la vie dans des incidents violents.
Jean-Noël Barrot a ajouté que les sanctions étaient une manière de rappeler à Israël ses responsabilités face à ce climat de violence qui fragilise l'autorité de l'État. Cela s'inscrit dans un cadre plus large où des voix européennes, venant de Paris, Rome, Berlin et Londres, incitent l'État hébreu à mettre un terme à son expansion coloniale.







