Le 15 novembre dernier, Michel Barnier, le Premier ministre, a révélé une augmentation prévue des frais de notaire pour 2025. Cette initiative vise à soutenir les départements français, touchés par des pertes financières dues à la hausse des taux de crédit immobilier.
Mauvaise nouvelle pour les primo-accédants. Selon des informations relayées par BFMTV Business, les notaires pourraient solliciter davantage d'argent de la part de ceux qui aspirent à devenir propriétaires. Lors des assises de l'association Départements de France, Barnier a annoncé un relèvement du plafond des droits de mutation à titre onéreux (DMTO) pour une période de trois ans. Cette mesure impliquerait une augmentation de d’un demi-point, portant les frais à 5 % au lieu de 4,5 %. Les départements pourraient ainsi percevoir environ un milliard d'euros supplémentaires sur trois ans, selon les données de France Info.
Actuellement, le taux maximum est de 4,5 %, mais l'association Départements de France milite pour une hausse temporaire à 5,5 %. Au cours des deux dernières années, les DMTO ont diminué, en raison du quadruplement des taux de crédit, rendant l'achat immobilier inaccessible pour de nombreux acheteurs. Cela a conduit à une chute de 22 % des frais de notaires reversés aux départements.
Des conséquences pour les jeunes acquéreurs
Michel Barnier a choisi d'ignorer la promesse de son prédécesseur, Gabriel Attal, qui avait proposé d'exonérer les primo-accédants de DMTO pour les achats inférieurs à 250 000 euros. Ce changement pourrait créer un fardeau supplémentaire pour les jeunes acheteurs, posant des défis financiers majeurs pour ceux envisageant un investissement immobilier.
Cette augmentation pourrait représenter jusqu'à 1 000 euros de plus pour un achat à 200 000 euros, une somme que bon nombre de primo-accédants n'ont pas la possibilité de débourser. De plus, l'augmentation des taxes foncières, notamment à Paris où elle a bondi de 50 %, aggrave encore la situation.







