Lors de la 25e édition de la Nuit Blanche, un événement culturel phare, la mairie de Paris a annoncé son intention de porter plainte suite à l'agression de la maire du 10e arrondissement, Alexandra Cordebard. Des militants d'extrême droite ont tenté d'interrompre l'ouverture de l'église Saint-Laurent, où une œuvre dédiée à l'amour devait être présentée.
Dans un communiqué, la municipalité a déclaré : "Peu avant 19 heures, des militants intégristes ont essayé d'empêcher l'accès à l'église, propriété de la Ville de Paris, pour stopper la présentation de l'œuvre de Marie-Luce Nadal." Suite à cette intervention, un groupe s'est rassemblé pour une prière de rue, au cours de laquelle la maire a été agressée.
Alexandra Cordebard a partagé son expérience sur le réseau X, déclarant : "J'ai été bousculée avec mon équipe. J'ai personnellement reçu des coups de la part de ces individus, qui voulaient nous empêcher d'entrer." Elle a exprimé sa détermination à défendre la culture face à l'obscurantisme.
Le député Pouria Amirshahi a également condamné cet acte, en imputant la responsabilité à Civitas, un groupuscule d'extrême droite, connu pour ses positions antisémite et homophobe. Ce dernier, bien que dissous en 2023, continue d'influencer des actions telles que celle-ci, avec un appel à perturber la Nuit Blanche.
Pour soutenir la liberté artistique et protéger l'événement de toute forme de fondamentalisme, la mairie a réaffirmé son engagement indéfectible envers la pluralité des expressions culturelles. La directrice artistique de l'événement, Barbara Butch, ciblée par des attaques en ligne depuis son rôle lors des JO de Paris en 2024, a également reçu son soutien.
Ce qui se passe lors de la Nuit Blanche interpelle sur la nécessité de défendre l'art dans un climat de tensions croissantes. La culture, à Paris et ailleurs, ne doit pas céder face aux menaces d'intimidation.







