Ce dimanche à 15h, la petite commune de Fleurance se rassemble pour honorer la mémoire de Lyhanna, une collégienne de 11 ans retrouvée tragiquement décédée. Cette marche blanche, qui attire des milliers de participants, se déroule alors que des questions émergent concernant le traitement judiciaire des plaintes déposées contre le principal suspect.
Lyhanna avait disparu il y a quelques jours, et son corps a été découvert dans un silo d’un site agricole désaffecté. Selon Franceinfo, les parents de la fillette ont exprimé dans un communiqué leur gratitude envers le maire de Fleurance pour cette initiative, incitant également les élus présents à les accompagner lors de cet événement solennel.
La tension est palpable dans cette ville de 6 000 habitants, non loin de Toulouse. Les citoyens, sous le choc, s'interrogent sur le parcours judiciaire du suspect, désormais en détention mais dont les déclarations soulèvent de nombreuses interrogations. Lors de la fête d’école qui a eu lieu le jour de la disparition de Lyhanna, des témoins l’ont vu, visiblement détendu, filmant des scènes de l’événement, ce qui choque encore plus la communauté, comme le rapporte Le Monde.
Réactions dans la communauté
Aurore, une mère de famille présente à la fête, s'est dite horrifiée par le comportement de Jérôme Barella, le principal suspect. Elle se souvient de l'avoir vu « souriant » alors que l'alerte pour retrouver Lyhanna était déclenchée. « C'est d'une perversité sans nom », confie-t-elle, dans des propos rapportés par TF1.
Au lendemain de la disparition, Aurore a rejoint une battue avec d'autres parents pour essayer de retrouver la fillette. Ironiquement, le suspect était également là, cherchant avec eux. « C'est une histoire de dingue », confie-t-elle, partagé entre l'incrédulité et le besoin de justice.
Alors que la marche blanche s'apprête à célébrer la vie de Lyhanna, de nombreuses voix s'élèvent pour exiger une transparence dans l'enquête et une justice rapide. Au-delà de l'émotion, c'est un cri de solidarité et d'unité qui résonne dans les rues de Fleurance, promettant de ne pas laisser l'oubli s’installer.







