Le pape Léon XIV a posé le pied à Madrid le 6 juin dans le cadre d'une visite d'État de sept jours, mettant en lumière les questions migratoires cruciales et les abus sexuels au sein de l'Église catholique. Accueilli par le roi Felipe VI, la reine Letizia et le Premier ministre Pedro Sanchez, Léon XIV a été reçu au palais royal pour une cérémonie d'accueil où il a prononcé un discours significatif.
Sa première journée a été marquée par une visite dans un centre social local, suivie d'une veillée de prière près du célèbre stade Santiago Bernabéu, où des milliers de jeunes se sont rassemblés pour discuter de sens et de spiritualité. Dans l'avion, le pape a exprimé son espoir que sa présence pourrait susciter une meilleure connexion entre la jeunesse et l'Église, malgré la popularité de figures comme Bad Bunny.
"Si on leur demande s'ils veulent voir Bad Bunny ou le pape, je pense que beaucoup choisiront Bad Bunny"
Il a aussi reconnu que sa visite visait à aborder des questions sensibles, notamment en rencontrant des victimes d'agressions sexuelles qui continuent de hanter l'Église. Selon un rapport de l'association de défense des droits des citoyens, près de 200.000 mineurs auraient été victimes d'abus de la part de religieux catholiques en Espagne depuis 1940. Le dialogue entre le gouvernement espagnol et l'Église a récemment abouti à un accord de compensation pour les victimes, mettant en lumière une réalité trop longtemps ignorée.
Les temps forts de cette visite incluent un discours attendu devant le Parlement espagnol, un événement sans précédent pour un pape, ainsi que la bénédiction de la nouvelle tour de la Sagrada Família à Barcelone, un chef-d'œuvre d'Antoni Gaudí. La cérémonie aura lieu un siècle après la mort de l'architecte, qui a été reconnu comme "vénérable" par le Vatican, une étape vers sa béatification.
Une cérémonie en mémoire des migrants décédés
Poursuivant son voyage, Léon XIV se rendra également dans l'archipel des Canaries, une destination tragique pour de nombreux migrants qui arrivent en Espagne. Le pape, ému par la cause des migrants, rencontrera des réfugiés et les organisations qui les aident, dans une démarche similaire à celle de son prédécesseur François.
Le Premier ministre Pedro Sánchez a récemment été critiqué pour un plan de régularisation visant à légaliser un demi-million de migrants, mettant en lumière des tensions politiques croissantes en Espagne face à la montée de partis de droite et d'extrême droite.







