Mercredi, l'Iran a exprimé une ferme détermination à étendre le conflit "au-delà de la région" du Moyen-Orient en cas d'attaque des États-Unis, suite aux déclarations de Donald Trump concernant une reprise des hostilités.
Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique iranienne, ont déclaré : "Si les agressions se renouvellent, notre réponse pourrait être dévastatrice". Cette affirmation met en exergue la tension croissante après un cessez-le-feu précaire établi le 8 avril, suite à une escalade militarisée ayant débuté par une attaque conjointe israélo-américaine contre l'Iran le 28 février dernier.
Le conflit, déjà meurtrier, a engendré des milliers de pertes humaines, principalement en Iran et au Liban, où le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a intensifié ses attaques contre Israël. Cette escalade a également secoué l'économie globale, avec une flambée des prix du pétrole associée à des pénuries de matières premières causées par un quasi-blocage du détroit d'Ormuz, crucial pour le transit énergétique.
Après une première séance de négociations infructueuse à Islamabad le 11 avril, les discussions entre Washington et Téhéran, facilitées par des médiateurs dont le Pakistan, stagnent, chaque partie s’enfermant dans ses positions. Le vice-président américain JD Vance maintient néanmoins que des échanges réguliers ont lieu, évoquant des "progrès notables".
Les avertissements de Trump à l'égard de Téhéran, qui lui accorde un délai de quelques jours pour trouver un accord, sont vus comme une pression supplémentaire sur le gouvernement iranien. Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères, a prévenu qu'un retour à la guerre pourrait apporter de "nombreuses surprises".
Les frappes menées le 28 février ont entraîné la mort de plusieurs responsables iraniens, y compris du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, entraînant des représailles à travers la région, en particulier contre des pays du Golfe riches en ressources. En réaction, le Qatar a exhorté à donner davantage de temps pour la diplomatie. Parallèlement, le ministre pakistanais de l'Intérieur a visité Téhéran pour rencontrer des responsables iraniens, suggérant que des discussions en coulisse se poursuivent.
La déclaration conjointe émanant de la Chine et de la Russie, soulignant la nécessité de renouer des pourparlers, reflète une position unie contre les frappes américaines, jugées contraires à la loi internationale. Avant le conflit, un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié transitaient par le détroit d'Ormuz. Pour renforcer sa position, Téhéran a mis en place un nouvel organisme destiné à superviser le passage et faire payer des droits aux navires.
En dépit des tensions, un pétrolier sud-coréen a récemment traversé le détroit d'Ormuz, un indicatif de la poursuite des échanges multinationaux. À l'échelle du marché, une coordination avec l'Iran a été perçue comme une lueur d'espoir, entraînant une légère baisse des prix du brut.







