Dans une déclaration troublante, le Mouvement pour la défense des droits de la classe ouvrière (MDCT) a révélé que, depuis l'avènement de Nayib Bukele à la présidence en 2019, un grand nombre de syndicats ont disparus. Ce phénomène a été dénoncé lors d'un rassemblement tenu mardi dernier.
Les membres du MDCT affirment que "le statut protecteur des représentants syndicaux a été bafoué," précisant que plus de 60 syndicats ont été abrogés tant dans le secteur public que privé. Cette situation soulève de sérieuses préoccupations sur l'état des droits des travailleurs au Salvador.
Selon le MDCT, plus de 200 syndicats sont victimes de diverses formes d'atteintes à leur liberté syndicale, incluant des refus et des retards dans l'attribution d'accréditations essentielles pour défendre leurs droits et obtenir des ressources financières. Ces informations ont été relayées par la presse locale, qui met en lumière la crise persistante de la liberté syndicale dans le pays.
La confédération a également exprimé ses préoccupations à l'Organisation internationale du travail (OIT) concernant les efforts du gouvernement salvadorien, appuyé par des organisations patronales, pour être retiré d'une liste de pays critiqués pour leurs violations des droits du travail. Cela fait près de 20 ans que le Salvador est sur cette liste, illustrant un problème structurel dans la gestion des droits des travailleurs.
Nayib Bukele, qui exerce un pouvoir quasi totalitaire au Salvador, a instauré un régime d'exception en 2022 pour lutter contre la criminalité des gangs. Toutefois, cette politique a suscité des préoccupations de la part des défenseurs des droits humains, qui voient dans ces mesures une atteinte aux libertés fondamentales.







