Les pays nordiques et israélien ont enchanté le public lors de la première demi-finale de l’Eurovision, créée dans une atmosphère festive, bien que ternie par un appel au boycott lié à la participation d’Israël. Les favoris, la Finlande, la Grèce et Israël, ont ainsi marqué le concours.
En plus de ces trois nations, la Belgique, la Suède, la Moldavie, la Serbie, la Croatie, la Lituanie et la Pologne ont également décroché leur place pour la grande finale de samedi. En revanche, des pays comme l’Estonie, la Géorgie, le Monténégro, le Portugal et Saint-Marin n’ont pas réussi à se qualifier.
La duo finlandais, composé de la violoniste Linda Lampenius et du chanteur Pete Parkkonen, a captivé les plus de 11 000 spectateurs présents à la Stadthalle de Vienne avec une performance électrisante de leur titre "Liekinheitin". Interrogés par l’AFP, le duo a évoqué leur approche, affirmant : "Le ressenti doit venir du cœur".
Quant au représentant grec Akylas, il a su séduire le public avec sa chanson électro-pop, chantée en sa langue natale, dénonçant la quête effrénée de richesses.
Le candidat israélien Noam Bettan a également réalisé une performance acclamée, mélangeant hébreu, français et anglais, provoquant l’enthousiasme de ses fans.
L'événement marqua aussi un clin d'œil à la nostalgie avec la présence de Vicki Leandros, ancienne représentante luxembourgeoise lors de l'Eurovision, qui a rappelé les moments emblématiques du concours à l’occasion de son 70e anniversaire.
Une autre figure notoire, Boy George, a également fait son apparition sur scène, bien que la qualification de Saint-Marin ne soit pas due à sa notoriété. Cette année, le concours a été assombri par des boycotts, marquant l'une des éditions les plus controversées de son histoire.
Trois groupes audiovisuels d'Espagne, d'Irlande et de Slovénie ont choisi de ne pas diffuser le programme, critiquant la participation d’Israël en lien avec son action en Gaza suite à l’attaque de Hamas le 7 octobre dernier.
En France, le député Thomas Portes a exprimé son désaccord, affirmant qu’accepter Israël sur scène banalisait des crimes de guerre. Des manifestations ont eu lieu à Vienne, avec des militants dénonçant la participation israélienne.
Pour Martin Green, directeur du concours, il est crucial que différents points de vue s’expriment lors de cet événement. "Chacun respecte l'espace de l'autre ici. L'Autriche peut en être fière", a-t-il déclaré.
De son côté, Amichai Chikli, ministre israélien des Affaires étrangères, a alerté sur une montée apparente d’un discours antisémite pendant l’Eurovision 2026.
Lors de la prochaine demi-finale le 14 mai, d’autres pays, tels que l'Albanie et le Danemark, tenteront également de se qualifier. Les dix chansons qui seront retenues rejoindront les prétendants présélectionnés, ainsi que les pays contributeurs comme la France et l'Allemagne, qui accèdent directement à la finale.







