Dhafer M., un ressortissant tunisien âgé de 27 ans, a été placé en détention provisoire le lundi 11 mai, après avoir été mis en examen pour des projets d’attentat au Musée du Louvre. Cette icône culturelle, reconnue mondialement, s’est ainsi retrouvée sous la menace d’un acte violent.
Les enquêteurs ont découvert dans le téléphone du suspect de nombreuses photos du musée, démontrant ses surveillances précises des lieux. Étant sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français, il préparait un attentat avec un mode opératoire bien défini. Les forces de sécurité n'ont eu d'autre choix que d'agir, craignant qu'il soit en passe d'exécuter son projet.
"Les recherches effectuées sur son téléphone révèlent des tentatives de fabrication de bombes artisanales et de procuration d'armes. Des éléments de propagande islamiste et des cibles en France étaient également recensés," a déclaré Christophe Miette, membre du syndicat des cadres de la sécurité intérieure.
Une menace ciblant également la communauté juive
En plus du Louvre, l’examen de ses données personnelles a mis en lumière des photos de synagogues, bien que sans cible définie. Résidant à La Garenne-Colombe depuis 2022, Dhafer M. a été appréhendé au cours d’un contrôle routier alors qu’il se trouvait en possession d’un faux permis. Ce dimanche, à l’issue de son interrogatoire, le parquet antiterroriste a confirmé qu'il avait des liens avec des djihadistes à l’étranger. "Il avait pour projet de rejoindre l'organisation État islamique, soit en Syrie, soit au Mozambique," a indiqué le Parquet National Antiterroriste.
Maintenant incarcéré pour association de malfaiteurs terroristes en vue de crimes contre des personnes, il n'est qu'un des cinq projets d'attentats déjoués en France depuis le début de l'année, une illustration alarmante du danger persistant sur le territoire.







