En visite au Kenya, lors du sommet Africa Forward, Emmanuel Macron a affirmé qu'une « confrontation » entre Paris et Alger « n’est bonne pour personne ». Pour le président français, le meilleur intérêt de la France réside dans une bonne entente avec l’Algérie.
Macron a réitéré son souhait de renforcer les liens avec l'Algérie, évoquant des résistances au sein de la classe politique française. « Une partie de celle-ci ne souhaite pas que les choses s'arrangent », a-t-il déploré dans un entretien avec Africa Report.
Il a précisé que la persistance de tensions entre les deux pays nuit non seulement à leurs intérêts économiques, mais aussi à leur capacité commune à gérer des défis comme l'immigration clandestine et le terrorisme. « Cela nous affaiblit tous les deux », a-t-il ajouté, insistant sur le fait que « d’un point de vue pragmatique, l’intérêt de mon pays est de bien s’entendre avec l’Algérie ».
Un engagement historique pour apaiser les relations
Lors de cet entretien, Macron s'est présenté comme le président ayant le plus œuvré à la réconciliation avec l'Algérie depuis 2017. Il a critiqué ceux qui encouragent la défiance, les qualifiant de « mabouls » en déclarant : « Aucun président français n'avait autant fait pour reconnaître les faits et apaiser les tensions ». Cette déclaration s’inscrit dans un contexte où les deux nations cherchent à renforcer leur coopération face à des défis globaux.
Des experts tels que Jean-Claude Mallet, spécialiste des relations internationales, estiment que retrouver un dialogue constructif pourrait non seulement stabiliser la région, mais également favoriser les échanges économiques bilatéraux. « Une coopération étroite pourrait permettre d'améliorer la sécurité dans la région, au bénéfice des deux pays », conclut-il.







