Alors que la menace d'une intensification des hostilités entre l'Iran et les États-Unis se faisait sentir, la désescalade est de nouveau à l'ordre du jour. Donald Trump a récemment annoncé la suspension de son "Projet Liberté", qui prévoyait l'escorte de navires dans le détroit d'Ormuz, dans une démarche visant à rouvrir les portes de la paix.
Le président a averti que cette décision intervenait après un "énorme succès militaire" et de "grands progrès" en direction d'un éventuel accord avec les autorités iraniennes. Il a fait savoir sur Truth Social que le projet serait mis en pause "pendant un court lapse de temps" pour explorer les possibilités de finalisation d'un accord.
Le blocus des ports iraniens reste en vigueur
Trump a cependant précisé que le blocus américain des ports iraniens, en place depuis le 13 avril, serait maintenu, arguant qu'il avait été décidé à la demande de pays comme le Pakistan et d'autres nations. Ce "Projet Liberté" a été lancé pour permettre à de nombreux vaisseaux, bloqués dans le Golfe, de traverser le détroit.
De plus, le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a indiqué que la phase active du conflit avec l'Iran était désormais conclue. "L'opération est terminée – 'Fureur épique' – comme le président l'a signifié au Congrès, nous avons dépassé ce stade", a-t-il précisé.
Rubio se tourne vers l'ONU pour soutenir la navigation
Malgré ces signaux d'apaisement, Washington ne voit pas totalement son engagement s'atténuer, Donald Trump ayant mis en garde Téhéran après des incidents en mer. "Ils savent ce qu’ils ont à faire et […] ce qu’ils ne doivent pas faire", a-t-il déclaré sans accuser l'Iran de violer la trêve en vigueur depuis le 8 avril.
Depuis le début des hostilités le 28 février, Téhéran exerce un contrôle sur le détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce global d'hydrocarbures. Rubio a également mentionné une résolution que les États-Unis prévoient de soumettre au Conseil de sécurité de l'ONU. Celle-ci vise à "défendre la liberté de navigation et à sécuriser le détroit d'Ormuz," en collaboration avec les alliés régionaux, y compris Bahreïn et l'Arabie saoudite.
En réponse, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a accusé les États-Unis d'augmenter les risques pour la sécurité maritime, tandis que le président iranien, Massoud Pezeshkian, a affirmé que son pays était "prêt à tout dialogue" mais qu'il ne céderait jamais face à la force.







