Lors d'une conférence à Francfort, Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE), a exprime son inquiétude face à la situation énergétique en Europe, qualifiant le statu quo d'« insoutenable ». L'Europe dépend à plus de 60 % des énergies fossiles importées, un point soulevé alors que les prix de l'énergie gravitent à des niveaux alarmants. Cette dépendance, souligne-t-elle, a des répercussions lourdes sur les ménages et les entreprises.
En parallèle, Lagarde a mis en avant les énergies alternatives comme une solution incontournable pour harmoniser les objectifs de sécurité d'approvisionnement, de durabilité environnementale et d'accessibilité financière. Des pays comme l'Espagne et le Portugal, qui utilisent davantage de sources d'énergie renouvelables, ont montré une résilience face aux hausses de prix. Cela pose la question d'une transition énergétique bien pensée.
Une décennie marquée par des records de chaleur
La BCE rappelle que depuis l'accord de Paris de 2015, le monde a traversé ce qui est décrit comme la « décennie la plus chaude jamais enregistrée ». Pour Lagarde, la réponse globale aux changements climatiques demeure insuffisante, tant de la part des gouvernements que des sociétés. Elle souligne que le changement climatique est devenu un sujet polarisant, alors qu'il devrait unifier les voix pour une action collective.
Pour le climat, des analyses impartiales sont nécessaires afin d'aider les décideurs à naviguer dans cette crise complexe. L'enjeu n'est pas seulement économique, mais aussi moral, et une transition éclairée pourrait éviter que l'Europe ne « paie très cher » les conséquences des choix actuels.







