Lors de son intervention sur RTL Matin le 5 mai, Clémence Guetté a réaffirmé son soutien à Jean-Luc Mélenchon en vue des élections de 2027. Elle a vigoureusement répondu aux critiques sur son âge et l'image qu'il renvoie, qualifiant ces préoccupations de secondaires face à l'importance des idées qu'il porte, qu'elle juge "progressistes" dans un contexte qu’elle définit comme "grave".
La députée insoumise a mis en avant la question récurrente : à 75 ans, Mélenchon peut-il toujours incarner l’avenir et séduire les jeunes ? Pour Guetté, l’âge n’est pas un indicateur des idées. "Il existe des présidents jeunes ayant des visions datant d’un autre siècle," a-t-elle affirmé, visant Emmanuel Macron. Son argument est clair : d’un côté, un chef de l’État jeune mais jugé "réactionnaire", de l’autre, un Mélenchon perçu comme plus expérimenté, proposant des réformes telles que le référendum d’initiative citoyenne et la reconnaissance du changement de genre à l’état civil.
Dans une France vieillissante, Clémence Guetté a même reconnu que l'image d'un candidat âgé pourrait être porteuse de sens. "Il y a des papys en France," a-t-elle indiqué, soulignant la nécessité d'une représentation politique qui reflète cette réalité.
Une campagne sérieuse face à des candidatures jugées opportunistes
Selon Guetté, la campagne pour Mélenchon est déjà en marche, et elle survient dans un climat de "gravité". Elle a décrit la France actuelle comme en proie à une crise, marquée par "dix ans de macronisme", la flambée des prix et un climat social détérioré. Dans ce contexte, elle appelle à un retour à des idées solides et progressistes qui pourraient véritablement changer la donne.
Des experts, comme le politologue Jérôme Fourquet, estiment que la candidature de Mélenchon pourrait effectivement trouver un écho favorable auprès d'une partie des électeurs désillusionnés par les alternatives politiques actuelles. Dans le paysage électoral français, les défis socio-économiques actuels pourraient bien redonner voix et force à un discours qui ose s’opposer aux idées dominantes.







