Nicolas Sarkozy a affirmé, le 4 mai, qu'aucune preuve d'un financement libyen n'avait été trouvée dans son enquête.
« Quatorze ans après, il n’y a pas un virement, pas un centime qui a pu être tracé de manière directe ou indirecte avec ma campagne. » C'est par cette déclaration catégorique que l'ancien président a clôturé son interrogatoire devant la cour d'appel de Paris. Il a persisté à soutenir sa version des faits, comme en première instance.
Au cours de l'audience, il a été question des nouveaux éléments comptables présentés par ses avocats, qui ont scruté une clé USB révélée par l'ex-épouse de Ziad Takieddine, un ancien intermédiaire au cœur de l'affaire, décédé en septembre dernier. Selon la défense de Nicolas Sarkozy, les documents relevés dans un dossier intitulé « Moh » démontreraient que sur les 9,2 millions d'euros perçus par Takieddine, une partie substantielle avait été allouée à des dépenses pour Mohammed Senoussi, questionnant ainsi la légitimité des accusations de rétrocommission. « Si ça ne correspond pas à des rétrocommissions, qu’est-ce qu’une rétrocommission ? », a-t-il lancé, défiant ses accusers.
Pladittes des avocats des parties civiles dans les jours à venir
Sarkozy a également affirmé que parmi les 19 000 documents examinés, aucun ne portait la moindre allusion au financement de sa campagne présidentielle. « Je ne crois pas qu’il puisse y avoir le moindre débat là-dessus, c’est un travail colossal », a-t-il commenté, exprimant sa confiance dans la véracité de sa défense.
Damien Brunet, un des avocats généraux, a rappelé que Ziad Takieddine avait lui-même mentionné, en 2011, des liens financiers avec les Senoussi, mais Sarkozy s'est défendu contre ces allégations, arguant qu'aucun lien tangible n'avait été prouvé.
D'ailleurs, il a réitéré sa frustration face à la situation actuelle, demandant : « Jusque quand devrais-je prouver l’inexistence de telles allégations ? » Il aspire à retrouver son honneur après avoir été condamné précédemment à cinq ans de prison pour diverses infractions.
Les avocats des parties civiles devront prendre la parole mardi et mercredi, tandis que les conclusions des avocats généraux sont attendues pour la semaine suivante. Le procès doit se conclure le 27 mai.







