Des décès tragiques sans alerte sanitaire majeure
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré lundi que l'épidémie d'hantavirus sur le MV Hondius, un navire de croisière néerlandais, ne représente pas un risque élevé de propagation. Selon Hans Kluge, directeur régional de l'OMS Europe, le public n'a pas à céder à la panique.
“Le risque pour l'ensemble du public demeure faible. Il n’y a aucune raison d’imposer des restrictions de voyage”, a-t-il déclaré, en spécifiant que les infections par hantavirus étaient rares, le plus souvent causées par une exposition à des rongeurs infectés et peu transmissibles entre humains.
Une réponse rapide face à la situation
L'OMS s'est engagée à collaborer étroitement avec les pays concernés pour faciliter la prise en charge des patients et les investigations nécessaires. “Nous agissons avec urgence pour soutenir la réponse à l'épidémie d'hantavirus qui a causé ces tragiques décès,” a ajouté Kluge.
Le MV Hondius : un navire en situation délicate
Le MV Hondius, reliant Ushuaïa, en Argentine, au Cap-Vert, accostait à Praia au moment de l'incident. Le navire a une capacité d'accueil d'environ 170 passagers pour 70 membres d'équipage. Oceanwide Expeditions, l’opérateur du croisiériste, a confirmé qu’une situation médicale sérieuse était en cours à bord. Les trois décès inclus deux membres d'un couple néerlandais âgé, la femme décédant à Johannesburg après évacuation.
Prise en charge des passagers
Actuellement, un passager se trouve en soins intensifs en Afrique du Sud, et d'autres nécessitent des soins médicaux, selon l'OMS. Le ministère néerlandais des Affaires étrangères a confirmé qu'il envisageait de coordonner un rapatriement pour deux passagers malades, mais cela dépendrait d'une approbation des autorités du Cap-Vert. Aucune évacuation n'a encore été autorisée, les médecins locaux étant intervenus à bord pour évaluer les patients.
Enquête en cours sur la cause des décès
Bien que la maladie ait été confirmée chez un passager en soins intensifs, l’origine des décès reste incertaine. Oceanwide Expeditions souligne que tous les cas d'infection et les symptômes chez les autres passagers sont soumis à une enquête continue. “La cause exacte des décès est encore à déterminer et fait l'objet d'une analyse approfondie”, a précisé le croisiériste. L'OMS a, quant à elle, indiqué qu'un cas d'infection était confirmé avec d’autres cas suspects à surveiller.
Conclusion : vigilance et information
Alors que l'OMS continue de surveiller la situation, il est essentiel d'informer le public sur la rareté de ce type d'infection et les précautions en cours. La vigilance est recommandée, mais sans céder à la panique. La situation est suivie de près afin de garantir la sécurité des passagers et minimiser les impacts sanitaires.







