Depuis le 4 mai, tous les étudiants peuvent profiter d'un repas à un euro dans les restaurants universitaires, mettant fin à l'exclusivité réservée aux boursiers. Une initiative qui, selon de nombreux étudiants, représente une aide considérable face à l'augmentation des coûts de la vie.
À Paris, malgré la pluie, de nombreux jeunes font la queue pour bénéficier de ce tarif unique. Pour beaucoup, cette mesure arrive à point nommé. L'une des étudiantes, mentionne : "Pour un petit prix, nous avons accès à une entrée, un plat et un yaourt. Il est difficile de jongler entre études exigeantes et travail. Ce repas à un euro est vraiment bénéfique pour nous."
Cette mise en œuvre ne se limite pas seulement aux boursiers. Un étudiant souligne : "Certains de mes amis n'avaient pas accès aux bourses en raison de situations familiales, bien qu'ils rencontrent des difficultés financières."
170 millions d'euros débloqués sur deux ans
Auparavant, 700 000 étudiants étaient éligibles à ces repas subventionnés ; aujourd'hui, ce chiffre a explosé, atteignant 3 millions. Alain Polakoff, chef cuisinier dans un restaurant universitaire, exprime ses inquiétudes face à cette affluence croissante : "Ma principale inquiétude est que nous ne puissions pas répondre à la demande, j'espère que tous les étudiants auront accès à l'ensemble du service."
Pour accompagner cette mesure, l'État a prévu un budget de 50 millions d'euros pour cette année et 120 millions pour l'année suivante. Dans les restaurants, la direction se prépare à ce flux supplémentaire. Thierry Bégué, directeur général du Crous de Paris, annonce : "Nous allons mettre en place des casiers connectés et des solutions de click and collect pour faciliter l'accès aux repas, plutôt que de surcharger les lieux de restauration traditionnelle." De plus, 200 nouvelles recrues devraient renforcer les 7 500 agents déjà présents pour garantir un service optimal.







