En ce mardi, la situation à bord d'un navire de croisière immobilisé près du port de Praia, au Cap-Vert, est préoccupante. Ce foyer d'hantavirus a déjà causé la mort de trois personnes, selon un reportage de l'AFP. À mesure que les discussions pour évacuer les passagers vers les Canaries ou les Pays-Bas se poursuivent, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) fait le point.
Les victimes : un tableau tragique
Parmi les victimes, on trouve un couple néerlandais et une femme allemande. Le premier cas a été détecté chez un passager néerlandais de 70 ans qui a présenté les premiers symptômes le 6 avril. Malheureusement, il est décédé le 11 avril, sans qu’aucun test n’ait été effectué au préalable. Son épouse, également touchée, a été évacuée vers Johannesburg, où elle est décédée après avoir été diagnostiquée avec l’hantavirus. Son infection a été confirmée le 4 mai, selon les informations de l’OMS.
Le 2 mai, une Allemande de 60 ans a également succombé à cette maladie, ayant auparavant développé de la fièvre et une fatigue généralisée depuis le 28 avril.
Les malades : un état critique
Un passager britannique de 69 ans a été diagnostiqué comme porteur de l'hantavirus. Il a consulté un médecin à bord le 24 avril et a été évacué sur l'Île de l'Ascension le 27 avril, où son état est qualifié de "critique mais stable". D’autres cas suspects, y compris deux membres de l'équipage, nécessitent des soins médicaux immédiats.
Transmission : quel risque ?
Les hantavirus se transmettent généralement par des rongeurs infectés. L'OMS explore la possibilité d'une transmission interhumaine, bien que le risque pour la population mondiale soit considéré comme faible. Un séquençage du virus est en cours en Afrique du Sud pour éclairer davantage cette situation.
À bord du navire : un confinement prudent
Le navire compte 147 personnes, dont 88 passagers issus de plusieurs nationalités. Les passagers, en majorité britanniques, américains et espagnols, sont confinés dans leur cabine en attendant des nouvelles sur un éventuel accostage. L'OMS surveille également les conditions de santé à bord.
Le parcours du navire : entre paysages reculés et épidémie
Le navire a quitté Ushuaïa le 1er avril pour une expédition qui incluait des escales dans des zones isolées comme les îles Géorgie du Sud et Sandwich du Sud. Actuellement, des discussions sont engagées pour faciliter une évacuation cible, et l’OMS coordonne tous les efforts nécessaires pour assurer la sécurité de ceux à bord.







