Le parquet de Paris a requis ce mardi une peine d'un an et demi de prison avec sursis à l'encontre d'un animateur périscolaire de l'école Titon, située dans le 11e arrondissement. Cet homme est soupçonné d'avoir harcelé sexuellement neuf fillettes de CM2 et d'avoir commis des agressions sexuelles sur trois d'entre elles.
Le jugement est attendu pour le 16 juin prochain, après une audience révélatrice. En plus de la peine d'emprisonnement avec sursis, le parquet a également demandé une obligation de soins pendant deux années, ainsi qu'une interdiction de contact avec les victimes. L'animateur est également soumis à une interdiction d'exercer toute activité en lien avec des mineurs.
Soupçonné d'agressions sexuelles sur trois fillettes
Les accusations contre cet animateur, employé de la Ville de Paris, sont révélatrices d'une problématique plus large qui touche le périscolaire parisien. Les incidents pressent l'administration à agir ; depuis le début de l'année 2026, 78 agents ont été suspendus au sein des écoles de la capitale, dont 31 pour des allégations de violences sexuelles. Emmanuel Grégoire, le nouveau maire de Paris, a évoqué un problème de violences systémiques dans ces établissements.
Afin de répondre à ce scandale, un plan d'action d'un coût de 20 millions d'euros a été lancé pour améliorer la sécurité et la transparence dans les activités périscolaires. Ce plan inclut la création d'une cellule d'écoute pour les victimes et cherche à renforcer la professionnalisation des animateurs, la majorité d'entre eux étant des vacataires. L'initiative vise à restaurer la confiance des familles dans le système éducatif parisien, une priorité affirmée par Emmanuel Grégoire.







