L’Autorité palestinienne a confirmé l’extradition de Mahmoud al-Adra, âgé de 72 ans, vers la France le 16 avril. Soupçonné d'être le superviseur de l'attentat de la rue des Rosiers à Paris, qui a causé la mort de six personnes en 1982, il rejoint deux autres accusés déjà en France en vue d'un procès.
L’avocat de M. al-Adra, Ammar Dweik, a déclaré à des médias que la famille avait été informée de cette décision par l'Autorité palestinienne. « La famille de Hicham Harb m’a contacté aujourd’hui pour m’informer de son extradition », a-t-il précisé.
Une audience était prévue à Ramallah pour discuter de son dossier. Cependant, le tribunal administratif palestinien a rejeté la demande de suspension de l’extradition. Dweik a dénoncé cette mesure, considérée comme « une violation grave de la loi fondamentale palestinienne ».
Craintes pour la santé d'un suspect âgé
La famille s’inquiète pour son état de santé, craignant qu’il ne bénéficie pas d’une procédure équitable en France. « Nous estimons que cette extradition est illégale », a affirmé Bilal al-Adra, le fils de Mahmoud, en ajoutant que son père souffrait de maladies graves.
En février, la Cour de cassation de France a confirmé la tenue d’un procès, qui pourrait tourner autour des événements tragiques du 9 août 1982. Ce jour-là, un commando a attaqué le restaurant Jo Goldenberg dans le quartier juif du Marais, faisant six morts et 22 blessés.
L’attentat, attribué à un groupe dissident du Fatah, a marqué l'histoire en France. Hicham Harb est également recherché par les autorités allemandes pour un attentat similaire à l'aéroport de Francfort en 1985, et les enquêteurs italiens l'ont dans leur viseur pour des incidents survenus à Rome.
Le président palestinien Mahmoud Abbas avait promis d'agir pour faciliter le transfert d’al-Adra vers la France, citant la reconnaissance de l’État de Palestine par la France comme un cadre favorable à cette décision.







