Le bilan tragique des bombardements israéliens s'est encore alourdi, atteignant 357 victimes et 1 223 blessés, comme l'a indiqué le ministère de la Santé libanais ce vendredi 10 avril. Cela porte à 1 953 le nombre total de morts depuis le début du conflit entre Israël et le Hezbollah, un groupe islamiste soutenu par l'Iran, déclenché le 2 mars. Ce dernier souligne que "ce bilan n'est pas définitif", avec des opérations de recherche sur le terrain en cours.
Le climat est de plus en plus tendu : 13 membres des forces de sécurité libanaises ont également perdu la vie vendredi suite à des frappes israéliennes. Dans un communiqué, le Premier ministre Nawaf Salam a déclaré que "cette perte douloureuse ne fait que renforcer notre détermination à obtenir un cessez-le-feu qui protégera le Liban et notre population dans le sud". Les parties prenantes espèrent des discussions à Washington la semaine prochaine pour tenter de résoudre ce conflit.
De son côté, le président Joseph Aoun a exhorté la communauté internationale à "assumer ses responsabilités pour mettre fin aux agressions israéliennes répétées". L'armée israélienne a annoncé avoir éliminé plus de 1 400 combattants du Hezbollah et démantelé plus de 4 300 infrastructures liées à ce groupe depuis le début de la guerre. Ces événements tragiques soulignent l'urgence de réfléchir à une solution durable, comme l'expert en géopolitique Dr. Alain Gresh l'explique, "la communauté internationale doit agir avant que la situation ne devienne totalement ingérable."







