Invité de France Info, le 7 avril, Jean-Noël Barrot s'est exprimé sur les récentes menaces de Donald Trump envers l’Iran, tout en clarifiant la position de la France dans ce contexte tendu.
Depuis les frappes américano-israéliennes qui ont conduit à la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, le climat au Moyen-Orient devient de plus en plus instable. Plus d’un mois après le début des hostilités, le détroit d’Ormuz, un axe majeur de transit pour 20 % du pétrole mondial, demeure bloqué.
Le 5 avril, sur son réseau Truth Social, Donald Trump a lancé un avertissement aux leaders iraniens, les incitant à ouvrir le détroit : "Ouvrez ce foutu détroit, bande de fous furieux, ou vous irez en enfer". Lors d'une conférence de presse le lendemain, il a renforcé ses menaces, affirmant que l'Iran pourrait être détruit en une nuit.
Un embrasement régional en perspective
Au micro de France Info, Jean-Noël Barrot a fermement déclaré : "Nous nous opposons à toute frappe sur les infrastructures civiles". Il a averti que de telles actions pourraient déclencher une escalade de la violence, aggravant encore la situation déjà alarmante. "Nous risquons d'assister à un embrasement régional sans fin", a-t-il ajouté.
Alors que le prix des carburants croît, il a souligné l'importance de rouvrir le détroit d’Ormuz. Le ministre a également rappelé le rôle crucial de la France et de l’Europe dans ce conflit, en mettant l'accent sur leur responsabilité de limiter les impacts de cette guerre.
Soutenir les efforts de médiation au Moyen-Orient
Barrot a mentionné que l'Europe a pour vocation de présenter une alternative aux empires dominants. "Nous n'avons pas choisi cette guerre, mais nous devons gérer ses conséquences", a-t-il déclaré, insistant sur le fait que la France s'engage à soutenir les initiatives de médiation au sein des pays du Moyen-Orient.
Il a également appelé à la “libération définitive” de Cécile Kohler et Jacques Paris, deux Français retenus à l'ambassade de France à Téhéran après une longue incarcération. "Ils tiennent le coup dans des conditions très difficiles", a-t-il souligné, témoignant de l'engagement de la France à protéger ses ressortissants.







