La haute-commissaire à l'Enfance, Sarah El Haïry, a exprimé mardi 7 avril sa volonté de renforcer le contrôle des antécédents judiciaires pour toutes les professions en contact avec des enfants. Dans une intervention sur France 2, elle a souligné l'importance de ces mesures à la lumière des récents événements à Paris, où 31 animateurs de périscolaire ont été suspendus en raison de suspicions de violences sexuelles.
« Les prédateurs se déplacent là où se trouvent les enfants », a averti Sarah El Haïry. Elle a insisté sur la nécessité de « généraliser et harmoniser les contrôles » dans tous les secteurs, y compris le sport, la culture et le baby-sitting, afin de protéger les plus vulnérables. Elle a appelé à un « effort supplémentaire sur les contrôles des antécédents judiciaires » et à une meilleure responsabilisation des acteurs qui auraient dû alerter sur des comportements inappropriés.
Déplorant le silence et le tabou qui entourent souvent ces affaires, elle a suggéré : « Nous devons briser ce silence en rendant les contrôles plus rigoureux et en cherchant à responsabiliser ceux qui ont vu ou su quelque chose ». Cette dynamique vise à inclure des mesures dans le futur projet de loi sur la protection des enfants, préparé par la ministre des Familles, Stéphanie Rist, et le garde des Sceaux, Gérald Darmanin.
Des experts, tels que le psychologue et spécialiste de la protection de l'enfance, Dr. Marc Lévy, soutiennent également cette initiative. Selon lui, « des contrôles renforcés sont essentiels pour établir un climat de confiance autour des activités périscolaires ». Il souligne que des mesures comme celles proposées par la haute-commissaire pourraient contribuer à prévenir de futures tragédies.







