La justice a été saisie suite à l'incendie de trois infrastructures électriques dans le Cher, près de sites d'armement, au cours de la nuit du 6 au 7 avril 2026. Le coût des dégâts est évalué à plusieurs millions d'euros. Un tag anti-guerre a été trouvé sur les lieux.
Dans le Cher, jusqu'à 3 000 foyers ont été privés d'électricité à cause des incendies survenus dans la nuit sur plusieurs installations électriques, notamment à La Chapelle-Saint-Ursin, Bourges et Saint-Florent-sur-Cher, comme l'indique un communiqué de la préfecture. Les autorités estiment le préjudice à des millions d'euros, et il est à prévoir que les travaux de réparation prennent plusieurs mois. Selon les premiers éléments, ces incendies semblent avoir été organisés, ajoutent les autorités communales de Bourges.
Un tag anti-guerre retrouvé
Un message graffiti, « Actions contre la guerre », a été découvert à proximité d'un site lié à l'industrie de l'armement, une information corroborée par l'Agence France-Presse (AFP) et une source proche du dossier citée par ICI Berry. Les installations ciblées se trouvent, pour certaines, proches des entreprises du secteur de l'armement, ce qui soulève la question d'une action délibérée, même si l'enquête est encore en cours pour établir les faits.
Pour l’instant, les entreprises n’ont pas subi de dommages directs dus aux incendies, bien que de nombreux résidents à proximité, en particulier dans le sud de Bourges, aient perdu l'accès à l'électricité. Une vingtaine de pompiers ont été mobilisés pour maîtriser la situation. Selon la préfecture, Enedis et RTE ont rapidement rétabli l'alimentation électrique. Le maire de Bourges, Yann Galut, a fermement condamné ces actes, les qualifiant d'atteinte grave aux infrastructures essentielles et à la sécurité des habitants.







