Durant la Semaine sainte, plusieurs églises d'Ile-de-France ont été la cible de cambriolages, un phénomène alarmant. L'église Saint-Pierre-Saint-Paul des Mureaux a été particulièrement touchée, subissant son deuxième vol en quelques semaines. Une plainte a été déposée, comme l'indiquent des sources locales.
Le sacristain a découvert le cambriolage le lundi 30 mars, après les célébrations du week-end des Rameaux. Le tronc métallique, destiné à recueillir des offrandes, avait été forcé. "Cela a probablement été fait avec un pied-de-biche ou un outil similaire", relate un fidèle présent sur les lieux. Malheureusement, seules quelques pièces d’un montant total de 40 euros ont été retrouvées, loin des centaines d’euros normalement récoltés. "C'est incroyable, tout juste réparé, aussitôt forcé", commente un autre membre de la congrégation.
La situation est d'autant plus préoccupante que l'église n'est pas équipée de caméras de surveillance, malgré son ouverture quotidienne. La police scientifique a été sollicitée pour prélever des empreintes sur place, un processus essentiel pour identifier le ou les responsables de ces actes malveillants.
Une série de vols inquiétants
Les Mureaux ne sont pas les seuls à subir de tels désagréments. Des informations indiquent que le presbytère de l'église Saint-Antoine-de-Padoue, situé au Chesnay, a également été cambriolé durant la même période, précisément dans la nuit du 4 au 5 avril. Les cambrioleurs ont fracturé une porte-fenêtre, accédant aux chambres des prêtres et dérobant divers objets, dont une horloge de valeur.
En parallèle, la basilique Sainte-Clotilde, dans le VIIe arrondissement de Paris, a été visitée par des malfaiteurs, qui ont été surpris par un sacristain en train de s'introduire dans les lieux. Les forces de l'ordre sont rapidement intervenues et ont interpellé les individus concernés.
Une autre affaire, liée à l’église de Montesson, avait déjà alerté les forces de sécurité. Le 4 mars dernier, un homme avait dérobé des fonds d’un tronc paroissial, sous le regard vétilleux de la caméra de surveillance. Il a été identifié et correspondait à un homme européen, vêtu d’une doudoune bicolore.
Ces événements soulèvent des interrogations quant à la sécurité des lieux de culte. Un responsable religieux a récemment déclaré à Valeurs actuelles : "Nous devons renforcer notre vigilance et la protection de nos édifices. La confiance d’une communauté ne doit pas être ébranlée par de tels actes." Il est impératif d'intervenir rapidement pour sécuriser ces lieux souvent fréquentés par des familles et des personnes en quête de spiritualité.







