Le lundi de Pentecôte est le jour férié le plus travaillé en France. Pour certains, c'est une journée de repos, tandis que d’autres sont appelés à assurer leur service dans le cadre de la journée de solidarité instaurée en 2004 par l'ancien président Jacques Chirac. Quelles sont donc les règles qui encadrent cette situation ? Si vous êtes parmi ceux qui travaillent ce jour-là, comment êtes-vous rémunéré ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Dans une entreprise de tôlerie et de chaudronnerie à Igny, dans l'Essonne, le lundi de Pentecôte ressemble à un jour ordinaire. Sur environ quarante travailleurs, seuls deux ont choisi de poser un congé. Romain Vilaplana, soudeur, témoigne : "On ne se repose pas, mais ça ne me dérange pas. J'aime bien ce que je fais."
Pour l'entreprise, la présence de son équipe en ce jour férié est cruciale. Comme l'explique Nathalie Pons, responsable des ressources humaines chez CTM Laser : "Nous avons un bon carnet de commandes et devons assurer les livraisons. La production doit continuer, et nous sommes contents que tout le monde soit présent."
Une journée instaurée à la suite de la canicule de 2003
En effet, depuis 2003, les entreprises peuvent choisir un jour de solidarité, en versant une contribution de 0,3 % de leur masse salariale. L'an dernier, cela a permis de collecter environ 3,5 milliards d'euros pour financer l'autonomie des personnes âgées et handicapées. Elvis Bikuki, opérateur laser, partage son point de vue : "C'est une bonne chose pour moi d'être là, ma mère et mon père sont retraités. C'est pour eux que nous travaillons."
Cette journée de solidarité, mise en place après la tragique canicule de 2003, offre aux entreprises une flexibilité dans le choix du jour travaillé par leurs employés. Certains renoncent à des jours de congé ou à des RTT, ce qui est corroboré par un père de famille qui note : "La valeur que nous ne produisons pas aujourd'hui est compensée par ce RTT." D'autres salariés, comme une riveraine, ajoutent : "Je sais qu'il y a d'autres jours où nous travaillons pour la journée de solidarité, comme le 1er janvier." En France, près d'un tiers des salariés se retrouvent à assurer leur service durant ce jour férié.







