Le dessinateur havrais connu sous le pseudonyme de "Bésot", âgé de 36 ans, a choisi de porter plainte au début de mars 2026, après avoir reçu des menaces de mort suite à ses caricatures. Selon diverses sources locales, notamment 76 actu, ces menaces ont été émises sur sa page Facebook, où l'artiste a été confronté à un déluge de messages violents.
“Trop, c'est trop”, déclare Bésot, qui souligne que ses dessins ne visaient pas spécifiquement la mort d'autrui, mais se concentraient principalement sur la récupération politique et le traitement médiatique de faits d'actualité. Sa récente caricature a été alimentée par la mort tragique de Quentin Deranque, un militant décédé dans des circonstances violentes, ce qui a suscité de vives réactions politiques et sociales.
Des menaces inquiétantes
“Les commentaires reçus vont à l'encontre de ma liberté d'expression”, insiste Bésot. Parmi les menaces reçues, certaines le qualifient de "traître à la Nation" et suggèrent qu'il pourrait rencontrer un sort similaire à celui des dessinateurs de Charlie Hebdo. Il mentionne également des propos tels que : "prie le ciel pour ne pas croiser un extrême droite" et des insultes vulgarisantes.
Cette situation l'a conduit à porter plainte auprès du procureur de la République. "Je ne suis pas un militant, je suis un artiste qui s'exprime par le dessin", conclut-il.
Impact personnel sur Bésot
Bien que généralement capable de prendre à la légère les critiques, Bésot avoue que les menaces récentes l’ont poussé à s’auto-censurer. “Je pense à mes dessins, mais je redoute les réactions. Chaque sortie est devenue préoccupante, je regarde à droite et à gauche en quittant chez moi”, partage-t-il avec émotion.
Afin de combattre cette culture de la menace, il espère que sa plainte suscitera un débat constructif et regagnera la responsabilité des personnes derrière ces attaques. “Il est essentiel de protéger la liberté d’expression sans avoir à vivre dans la peur”, conclut-il.







