Le parquet de Bayonne a lancé une enquête après la publication d'une vidéo controversée enregistrée lors d'une soirée à Guiche, où deux individus ont proféré des commentaires racistes, dont un accompagnés d'un geste de salut nazi. Cet incident a été révélé mercredi 18 mars par le groupe antifasciste Ipeh Antifaxista, qui a échangé la vidéo sur ses réseaux sociaux.
L'événement, baptisé "soirée bleue", s'est tenu le samedi 14 mars, avec des participants regardant un match de rugby France-Angleterre. Jeudi 19 mars, Mediabask a relayé une séquence de 17 secondes de la vidéo dans laquelle les hommes, déguisés en gendarmes, se moquent de personnes d'origine arabe. Dans ce moment, l'un des protagonistes a déclaré, "Viva la France", tout en exécutant un salut nazi, exprimant ainsi une attitude inacceptable qui n'a pas manqué de choquer.
Ici Pays basque a rapporté que les autorités compétentes étaient déjà au courant des faits. Le préfet a indiqué que la vidéo avait été signalée au parquet en vertu de l'article 40 du Code de procédure pénale, et l'enquête cherchera à déterminer si l'un des individus impliqués est bien un gendarme.
En réponse à cette situation, la gendarmerie a déclaré qu'une enquête interne avait été initiée pour confirmer le lien avec le militaire en question. Des sanctions pourraient être envisagées en cas de vérification des faits. Un porte-parole de la préfecture a précisé : "Nous ne tolérerons pas de tels comportements, et des mesures seront prises pour assurer la discipline au sein de nos rangs."
Le comité des fêtes de Guiche a affirmé son engagement pour des valeurs de respect et de convivialité, soulignant que de tels propos n'ont pas leur place dans la communauté. "Ce type de comportement est totalement inacceptable", a réagi le comité, en appelant à la responsabilité individuelle et collective au sein de l'événement et au-delà.
Le comité de Came a également pris position, déclarant : "Le membre mentionné dans la vidéo ne fait plus partie de notre groupe depuis plusieurs années, mais nous condamnons fermement de tels agissements." Cette situation met à jour un débat plus large sur la montée du racisme dans la société française et la nécessité d'une vigilance continue en matière de discours de haine.







