Une intersyndicale de l'Éducation nationale appelle à une journée nationale de grève le 31 mars prochain, en réponse aux récentes suppressions de postes d'enseignants.
Cette mobilisation vise à intensifier la contestation contre les décisions budgétaires jugées sévères par les syndicats tels que la FSU, l'Unsa, la CFDT, la CGT et SUD. Dans un communiqué diffusé le 20 mars, ces organisations dénoncent "les choix budgétaires du gouvernement : suppressions d'emplois et blocage de toute revalorisation salariale". Ils soulignent que ces mesures ne feront qu'aggraver une situation déjà critique du service public d'Éducation, affaibli par des choix de gestion discutables.
Les syndicats mettent en exergue les conséquences directement visibles dans le second degré : classes surchargées, diminution de l'offre de formation, et un fonctionnement de la vie scolaire sérieusement compromis par le manque de moyens. Dans le premier degré, des centaines de classes pourraient fermer, notamment en raison des prochaines carte scolaires qui se dessinent à l'approche des élections municipales.
"Nous faisons face à un budget 2026 qui augure une dégradation marquée des conditions de travail", expliquent les responsables syndicaux. Ils exigent que le gouvernement reconsidère ces décisions considérées comme "court-termistes" et réclament un budget pour 2027 intégrant des créations de postes ainsi que des mesures de revalorisation salariale, sans conditions imposées.
Baisse démographique
Les estimations actuelles annoncent 4.000 suppressions de postes d'enseignants, tant dans le public que dans le privé, à la rentrée 2026, avec 1.891 postes dans le primaire public et 1.365 dans le secondaire. Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a justifié ces coupes par une "chute démographique vertigineuse", notant une diminution des effectifs d'élèves de 1,7 % par rapport à la rentrée de 2024.
Cependant, les syndicats estiment que cette baisse démographique représente en réalité une opportunité pour réduire significativement le nombre d'élèves par classe, une mesure qui permettrait d'améliorer la qualité des enseignements, comme le rapporte RTL.
D’ores et déjà, plusieurs mobilisations ont eu lieu dans toute la France, marquant le mécontentement croissant des enseignants. Par exemple, le 17 février, des centaines de manifestants se sont rassemblés à Paris, et le 11 mars, à Bordeaux, une centaine de professeurs, accompagnés de parents d’élèves, ont exprimé leur colère devant le rectorat.







