Pour la deuxième fois en ce début d'année 2026, le planning familial de Strasbourg est la cible d'inscriptions anti-avortement. Les médecins qui y pratiquent sont également menacés. Les tags ont été découverts ce lundi 9 mars.
Des messages hostiles à l'avortement ont été trouvés sur la porte d'entrée du planning familial de l'Association 67, notamment le jour suivant la Journée internationale des droits des femmes. L'association a signalé que ces messages s'adressaient aussi aux professionnels de santé. Dans un communiqué, elle a affirmé : "Ces attaques sont inacceptables". Elle a aussi exprimé sa gratitude envers "tous ceux qui ont tenté d'effacer ces écrits avant notre arrivée, un geste de solidarité qui nous touche profondément".
Un droit constitutionnel
Le 16 janvier dernier, des messages similaires avaient déjà été découverts à l'entrée de la même structure, véhiculant de fausses informations sur l'avortement. Il est important de rappeler qu'il s'agit d'un droit inscrit dans la constitution française. La Collectivité européenne d'Alsace, qui subventionne l'association à hauteur de 200.000 euros par an, renouvelle son soutien au planning familial 67. Nicolas Matt, vice-président de la CEA, évoque ces actes comme des "agissements minables". La lutte pour les droits des femmes et la santé reproductive continue de susciter des réactions passionnées auprès des défenseurs des droits à travers le pays, alors que de tels incidents rappellent les défis persistants auxquels sont confrontés les établissements qui soutiennent les droits des femmes, comme l’a rapporté France Bleu.







