Ce lundi, le tribunal correctionnel de Paris a tranché sur la requête de Nicolas Sarkozy. L'ancien président, déjà condamné dans les affaires Bygmalion et Bismuth, souhaitait que ses peines soient fusionnées afin d'éviter d'exécuter une seconde peine, ayant déjà purgé la première.
Définitivement reconnu coupable en novembre 2025 dans l'affaire Bygmalion, Nicolas Sarkozy pourrait se retrouver à nouveau sous surveillance électronique. Sa demande de confusion de ses deux peines, notamment dans le dossier d'écoutes, a été refusée par la justice, comme confirmé par une source proche du dossier, rapportant le Figaro.
Le jugement impose à Sarkozy de purger six mois de prison ferme, aménageable dans le cadre de l'affaire Bygmalion. Bien que son avocat ait choisi de ne pas commenter cette décision rendue en « chambre du conseil », le sujet ne manque pas de susciter des réactions.
Nicolas Sarkozy avait demandé une « confusion des peines »
Le 27 novembre 2025, les avocats de l’ancien chef d'État ont soumis à la justice une requête pour fusionner les peines, immédiatement après que la Cour de cassation ait confirmé sa condamnation à six mois de prison aménageables.
Dans cette demande, ils ont évoqué une « confusion des peines » relative à une condamnation précédente pour l'affaire des écoutes, où Sarkozy a purgé une peine d'un an et a porté un bracelet électronique pendant trois mois. L'argument était que sa peine dans le dossier Bygmalion devait être considérée comme purgée en raison de cette surveillance électronique.
En parallèle, Nicolas Sarkozy doit se préparer à un nouvel affrontement judiciaire. À partir du 16 mars, le procès relatif à sa prétendue implication dans des malversations libyennes s'ouvrira en appel. L'ancien président a été condamné en première instance à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs et n'a purgé qu'environ trois semaines de détention.







