En juin 2025, Florian M., le policier impliqué dans la mort tragique de Nahel, un adolescent de 17 ans, a été initialement renvoyé devant la cour d’assises pour meurtre. Ce jeudi, la cour d’appel de Versailles a cependant statué que les chefs d'accusation seraient limités à des violences volontaires.
Le 27 juin 2023, le jeune Nahel a été abattu par un agent de police à Nanterre (Hauts-de-Seine) suite à un refus d’obtempérer. Près de deux ans après cet événement tragique, la décision de la cour d’appel de Versailles stipule que le procès de Florian M. se tiendra devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine pour violences volontaires ayant causé la mort sans intention de la donner, comme l’indique le communiqué de la cour.
Deux juges d’instruction avaient initialement ordonné son renvoi aux assises pour meurtre, conformément aux réquisitions du parquet, écartant ainsi la thèse du "tir légitime" avancée par la défense. Ce changement de cap s’explique par l’appel du policier et la réévaluation de son dossier par la chambre de l’instruction, qui a pris une approche différente de celle du parquet.
Florian M. avait été incarcéré pendant cinq mois avant d’être placé sous contrôle judiciaire en novembre 2023. La communauté, guidée par des opinions variées sur la légitimité de son acte, continue de suivre cette affaire de près. Des experts en droit pénal, comme Me Sophie Clément, soulignent que cette décision pourrait avoir des implications notables pour les futurs cas impliquant des forces de l'ordre.
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