Châteauroux : le procès de la mère de Matisse Marchais débute dans un contexte tendu

Une audience marquée par des émotions et une sécurité renfoncée se profile à Châteauroux.
Châteauroux : le procès de la mère de Matisse Marchais débute dans un contexte tendu
La mère du meurtrier avait dû quitter le tribunal sous protection policière, lors du procès en mai 2025. © Photo archives NR, Manuela Thonnel

Le tribunal correctionnel de Châteauroux accueillera le procès de la mère de Matisse Marchais, accusée de violences sur l’adolescent au moment de son décès, le 27 février 2026.

Il y a près de deux ans, le drame qui a secoué Châteauroux s'est déroulé en pleine rue. Le 27 avril 2024, Matisse Marchais, alors âgé de 15 ans, a été mortellement poignardé par un autre adolescent, Rahman M., également mineur et qui avait noué des liens récents avec lui. En mai 2025, Rahman a été condamné à huit ans de prison et à quinze ans de suivi socio-judiciaire.

Lors de ce procès critique, un dispositif de sécurité renforcé a été mis en place pour protéger la famille de la victime. Comme l'a souligné David Marcat, procureur de la République de Châteauroux, « L'objectif principal est d'assurer la sécurité de la famille de Matisse pendant cette période délicate. Ce procès sera sans aucun doute éprouvant », a-t-il expliqué à quelques jours de l'audience.

Quatre mois après le procès de Rahman, un nouveau niveau de sécurité sera déployé pour le procès de sa mère, âgée de 38 ans. Elle fait face à des accusations pour avoir porté des coups à la tête de Matisse pendant qu'il était dans une situation critique. Si elle est reconnue coupable, elle risque jusqu'à trois ans d'emprisonnement.

Les débats initialement prévus pour septembre 2025 ont été reportés. Cette décision a été prise pour permettre à l'avocat de la défense, recruté récemment, de préparer convenablement son argumentation. Selon les sources locales, la situation reste tendue et préoccupante pour les parties civiles, qui devront patienter jusqu'à la nouvelle date du procès.

Lors de l'audience, comme à celle de Rahman, les débats se dérouleront à huis clos pour protéger la vie privée de toutes les personnes impliquées et éviter toute médiatisation indésirable des détails de l'affaire. Cette mesure vise également à garantir que l'instruction qui concerne l'auteur des coups de couteau, qui était un mineur, demeure confidentielle.

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