Les événements se sont produits le 21 février, comme l'a rapporté un représentant de BFMTV. Après cette marche, la préfète a donné instruction de signaler à la justice plusieurs propos haineux, tels que "à bas les bougnoules" et "sale race", ainsi que des saluts nazis observés parmi les participants.
Ces comportements ont été filmés et partagés sur les réseaux sociaux, ajoutant une dimension virale à la polémique. D'après un porte-parole de la préfecture, au moins deux individus ont été identifiés exécutant ces gestes condamnables.
Réactions divergentes au sein des organisateurs
La préfète a porté ces faits à la connaissance de la justice sous le cadre de l’article 40, qui oblige les fonctionnaires à signaler les crimes et délits dont ils ont connaissance.
Aliette Espieux, ancienne porte-parole d'une organisation anti-avortement et l'une des organisatrices de la marche, a exprimé son indignation sur BFMTV à propos des comportements inacceptables d'une partie des manifestants. "C'est inacceptable et nullement lié à l’hommage que nous rendions", a-t-elle réagi. Cependant, elle a contesté la présence de saluts nazis, affirmant qu'il n'y avait eu aucun geste de ce genre. "S'il y a eu de tels gestes, bien sûr que je les condamnerais" a-t-elle ajouté, soulignant l'importance d'une manifestation digne.
Une marche sous haute surveillance
Environ 3.200 personnes ont pris part à cette marche, se rendant sur le lieu où le jeune Quentin Deranque avait été agressé le 12 février par des militants d'extrême-gauche. Le défilé, comprenant de nombreux sympathisants d'extrême droite, s'est déroulé sous un important dispositif policier, assurant la sécurité des participants.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a exprimé ses remerciements à la préfète et aux forces de sécurité pour leur gestion efficace de cet événement, rappelant l'importance de maintenir l'ordre public dans des situations aussi délicates.







