Lundi 29 juin, vers 21 heures, Monaco a été le théâtre d'un événement tragique. Une explosion due à un colis piégé a dévasté le hall d'un immeuble situé rue Révérend-Père-Louis-Frolla, à proximité de la place des Moulins. Cet incident sans précédent dans la Principauté a conduit le gouvernement monégasque à parler d'un acte « inédit », possiblement lié au terrorisme ou à une intention criminelle clairement définie.
L'enquête a été classée en flagrance pour tentative d'assassinat et dépôt d'un engin explosif sur la voie publique. Le procureur général de Monaco, Stéphane Thibault, a déclaré lors d'une conférence de presse que « l'enquête se poursuit de façon coordonnée avec les autorités françaises ».
Le dispositif explosif était conçu pour infliger des blessures graves, avec des boulons et de la grenaille intégrés dans le colis. Les victimes, trois membres d'une même famille ukrainienne, ont subi des blessures graves : un homme et une femme, respectivement dans la cinquantaine et la soixantaine, se trouvent en urgence absolue, tandis qu'un adolescent de 13 ans a été classé en urgence relative. Tous trois ont été transférés dans des hôpitaux niçois pour y recevoir des soins intensifs. Des sources comme BFMTV ont rapporté que l'une des victimes était en effet Vadim Ermolaev, un oligarque ukrainien sous sanctions de Kiev depuis 2023.
Les caméras de surveillance ont enregistré un homme laissant un sac à dos devant le bâtiment, puis prenant la fuite vers Beausoleil, sur le territoire français. En réponse, une trentaine de gendarmes et deux hélicoptères ont été mobilisés pour une chasse à l'homme, dans le cadre d'une coopération franco-monégasque sans précédent. Le procureur de Nice a également initié une enquête parallèle.
La situation a été qualifiée de « crime odieux » par le prince Albert II, qui, après avoir écourté son séjour en Allemagne, a exprimé son indignation face à cet acte choquant. Il a assuré que la sécurité de la Principauté demeure « une priorité absolue ». Le gouvernement monégasque met également l'accent sur la nécessité de cartographier l'entourage des victimes afin de déterminer l'existence éventuelle de menaces associées.







