« Je suis sincèrement désolé, mais je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai allumé ces feux », a déclaré le prévenu lors de son audience. Ce jeune homme a été intercepté dans les bois alors qu'un incendie faisant rage derrière lui attirait l'attention d’un voisin. Bien que les pompiers aient rapidement maîtrisé le feu, l’ampleur du désastre aurait pu être bien plus grande.
Pour mettre le feu, il utilisait des bidons d’essence, des allumettes ainsi que de la fougère, causant des dégâts dans la commune. Les autorités locales ont signalé que des parcelles de particuliers et des terrains appartenant à la société des Autoroutes du Sud de la France ont été touchés.
Un parcours trouble
Interrogé sur ses motivations, le jeune homme, en récidive pour des faits similaires en 2018, a admis avoir des « pulsions » lorsqu’il se sent en colère ou stressé. Le rapport d’un expert psychiatre a établi qu'il ne souffre pas de pyromanie, précisant qu'il ne reste pas sur les lieux après avoir provoqué un incendie, et qu'il ne prévient pas les secours. L’expert a également noté que, malgré son comportement délinquant, il avait des compétences sociales positives et était curable.
Malgré des témoignages de son avocat et du procureur qui jugent disproportionnée sa mise en prison, le juge a souligné que ne pas comprendre ses actes n’était pas une excuse valable, surtout face aux conséquences éventuelles. Des postulats sur l’impact dévastateur des incendies récents sur d'autres localités ont conduit le procureur à requérir des dommages et intérêts significatifs pour couvrir les pertes.
Finalement, le prévenu a été reconnu coupable et devra suivre un contrôle judiciaire strict, tout en étant condamné à verser près de 20 000 euros aux pompiers pour les pertes matérielles occasionnées.







