Ce lundi 29 juin, les magistrats d'Avignon se sont à nouveau réunis devant le palais de justice pour exprimer leur indignation face aux sanctions prononcées par le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, visant une magistrate et deux gendarmes dans le cadre de l'affaire Lyhanna.
En parallèle de la journée de protestation "Justice pénale morte", qui rassemble également les avocats du barreau d'Avignon contre la révision législative SURE, une vingtaine de magistrats, issus tant du siège que du parquet, se sont rassemblés sur les marches du tribunal à midi pour faire entendre leur mécontentement et leur préoccupation.
Ces magistrats, tels que l'explique le procureur de la République d'Avignon, souhaitent offrir leur soutien indéfectible à leur consœur du parquet d'Auch (Gers), qualifiée par certains de "jetée en pâture" par le ministre, après des erreurs dans l’enquête sur la tragique disparition de la collégienne Lyhanna.
Selon le président du syndicat de la magistrature, ces sanctions portent atteinte à l’indépendance de la justice et créent un climat de peur qui pourrait altérer le travail des magistrats. Il souligne que ce mouvement s'inscrit dans un contexte plus large de mobilisation des acteurs de la justice, qui cherchent à préserver leur intégrité face à un gouvernement jugé de plus en plus intrusif.
Les magistrats d'Avignon, forts de leur solidarité, entendent se battre pour une justice équitable et indépendante, un combat qui ne semble pas prêt de s'arrêter dans les mois qui viennent.







