Pour la quatrième semaine consécutive, la France s’illustre par des mobilisations massives à la suite du décès tragique de la collégienne Lyhanna. Cette mobilisation s’inscrit sous l'égide d'une coalition d’associations féministes et enfantistes, qui exigent l'instauration d'une loi exhaustive contre les violences sexuelles.
À Paris, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées place Vendôme, en face du ministère de la Justice, tandis que d'autres manifestations ont eu lieu devant de nombreux tribunaux à travers le pays. Ces rassemblements, marqués par des silences respectueux et des cris de ralliement, témoignent d'une colère palpable au sein de la population.
Une minute de silence a été respectée à 20 heures en mémoire de Lyhanna, accompagnée de slogans percutants tels que “Darmanin, démission!” et “Loi intégrale !”. Parmi les manifestants, une jeune fille de 11 ans a pris la parole, déclarant : “Je viendrai tous les lundis et je continuerai. Je suis là pour soutenir les femmes et les enfants et dire au gouvernement qu'il doit nous protéger.”
Le décès de Lyhanna, retrouvée dans le Gers le 4 juin, a galvanisé des dizaines de milliers de citoyens à travers le pays, appelant à une réponse législative forte, accompagnée de ressources adéquates pour combattre ces violences.
Le collectif souligne que cette mobilisation a déjà conduit le Premier ministre, Sébastien Lecornu, à évoquer l'examen d'un projet de loi à l'automne, exprimant un optimisme prudent quant au chemin qui attend cette initiative. "Nous resterons vigilants durant tout le parcours du texte", affirme le collectif.
De plus, la coalition continue d'encourager une "grande marche citoyenne" qui se tiendra ce samedi à Paris ainsi que dans d’autres villes françaises, pour rappeler l’urgence de ce combat.
Floriane Volt, directrice d'affaires publiques de la Fondation des femmes, a affirmé : “On mène le combat comme une campagne électorale.” Un discours qui souligne l'historique et l'importance croissante des questions de violences sexistes et sexuelles sur la scène politique actuelle.
Selon Aude Doumenge, responsable de plaidoyer de Face à l’inceste, "Nous assistons à un mouvement de colère qui transcende toutes les couches de la société, illustrant une demande de changement fondamental." Ces mobilisations reflètent une volonté collective, déterminée à faire entendre la voix des victimes et à demander des comptes aux autorités.







