Plusieurs groupes de médias, dont Le Figaro et Prisma Media, ont réussi à obtenir du géant technologique Google la somme de 126 millions d'euros en dommages et intérêts pour des pratiques jugées anticoncurrentielles dans le domaine de la publicité en ligne. Ceci a été révélé par des sources proches du dossier, corroborant une information du site Mind Media.
Ces condamnations incluent 61 millions d'euros pour Prisma Media, 26 millions pour Le Figaro, 11,5 millions pour Les Echos-Le Parisien, et 27,5 millions pour la plateforme vidéo Dailymotion. Ensemble, ces médias réclamaient initialement 570 millions d'euros de compensation.
Google conteste la décision
Un porte-parole de Google a annoncé que l'entreprise envisageait de contester ces décisions en raison, selon lui, d'une "interprétation erronée" des conditions de marché dans le secteur de l'adtech, qui, selon lui, est caractérisé par une forte concurrence et une rapide évolution. Le géant américain n'a pas encore pris de décision finale concernant un éventuel appel.
Marc Feuillée, directeur général du groupe Le Figaro, a souligné que cette décision renforce une jurisprudence déjà posée suite à d’autres affaires, notamment celle du groupe M6 qui avait remporté près de 23 millions d'euros en mars dernier pour des raisons similaires.
Il convient de noter qu'en juin 2021, l'Autorité de la concurrence en France avait déjà infligé une amende de 220 millions d'euros à Google pour des comportements anticoncurrentiels. De plus, la Commission européenne avait, en septembre 2022, imposé une amende record de 2,95 milliards d'euros à l'entreprise, suscitant des critiques de la part de certains responsables politiques américains, tel que Donald Trump, sur les régulations européennes visant les entreprises technologiques.
Cette lutte juridique incarne une étape cruciale pour les médias français, ciblés par des stratégies de domination sur le marché de la publicité en ligne, et soulève des questions fondamentales sur la concurrence dans le secteur numérique.







