Le parquet de Paris a récemment annoncé sa recommandation de non-lieu général concernant le dossier du crash de l'avion d'Egyptair survenu en mai 2016. Ce désastre, qui a coûté la vie à 66 personnes, dont 15 ressortissants français, a laissé de nombreuses familles dans un profond désarroi. Elles dénoncent un réel « déni de justice », comme le rapporte franceinfo.
Selon le réquisitoire du parquet, l’accident aurait été causé par une fuite d’oxygène due à un incident lié au boîtier de rangement du masque à oxygène du copilote. Cette fuite aurait rencontré une source de chaleur inconnue dans le cockpit, soulevant l'hypothèse d'une cigarette laissée allumée. Le parcours du vol MS804, reliant Paris au Caire, s'est tragiquement terminé en mer Méditerranée, entre la Crète et l'Égypte, provoquant un choc immense pour tous ceux touchés par cette tragédie.
Les circonstances entourant l'incident sont jugées préoccupantes par plusieurs experts. Le parquet mentionne que l'attitude de l'équipage était « considérée comme peu professionnelle » et que l’absence de signe d’intervention humaine dans le cockpit après l’annonce de l’incendie laisse supposer des dysfonctionnements graves. Comme l’équipage n’a pas survécu, le parquet conclut que « seul un non-lieu général est envisageable ».
Les familles réclament des investigations complémentaires
Face à ce développement, Sébastien Busy, avocat de plusieurs familles de victimes, a exprimé son mécontentement. « Il y a un sentiment d'inachevé », a-t-il déclaré à franceinfo ce jeudi. Busy affirme qu'il est inacceptable de penser qu'une cigarette a pu causer un tel accident sans investigations approfondies. Il appelle à une réexamen des éléments, en mettant l'accent sur le changement du boîtier de masque à oxygène effectué quelques jours avant l'accident.
Le manque de réponses et de clarté sur les détails de l’accident fait naître un appel à des enquêtes plus rigoureuses. « On ne peut pas rester sur cette hypothèse trop simpliste », souligne l'avocat. « Trop de questions demeurent sans réponse », a-t-il ajouté, inquiet des implications qu'une telle recommandation pourrait avoir sur la quête de vérité pour les familles endeuillées.







