Un agent révoqué pour avoir créé des deepfakes à partir d'images de collègues dans l'Eure

Un agent du Conseil départemental de l'Eure révélé pour des pratiques inacceptables.
Un agent révoqué pour avoir créé des deepfakes à partir d'images de collègues dans l'Eure
Le parquet d'Evreux a ouvert une enquête, "avec pour objet notamment d’identifier et d’entendre l’ensemble des victimes", confirme le procureur de la République d'Évreux à ICI Normandie. (SAMEER AL-DOUMY / AFP)

Il s'agit d'un incident alarmant qui a pris naissance au sein du Conseil départemental de l'Eure. Un agent, accusé de filmer ses collègues féminines à leur insu afin de concevoir des vidéos à caractère sexuel grâce à l'intelligence artificielle, a récemment été révoqué. Cette révélation, transmise par ICI Normandie, a fait grand bruit.

Les abus auraient débuté lorsqu'il a enregistré discrètement ses collègues, permettant ensuite une manipulation de ces vidéos pour créer des contenus inappropriés. Comme l'indique Paris-Normandie, une enquête a été ouverte par le parquet d'Évreux pour faire toute la lumière sur cette affaire, ce qui a poussé à la révoquer de son poste après des constatations alarmantes.

"En décembre dernier, le Département avait déjà émis des inquiétudes en signalant et en déposant une plainte à l’encontre de cet agent. Rapidement, des investigations ont été menées, impliquant son interpellation par les forces de police peu de temps après", a rapporté le conseil départemental de l'Eure.

Identifier l'ensemble des victimes

Selon les sources, plus de 10 000 images ont été découvertes sur les dispositifs de l’agent. Étonnamment, il était le seul homme du service et avait utilisé des logiciels avancés pour transformer ces photos en contenus explicites. Une procédure disciplinaire a été entamée, concluant à sa révocation lors du conseil de discipline le 24 mars.

Les chercheurs de vérité du parquet d'Évreux se sont engagés à "identifier et entendre l’ensemble des victimes", a précisé le procureur. Le département, qui sait à quel point ces incidents peuvent déstabiliser, a mis en place un soutien psychologique pour les personnes concernées, dont certaines sont encore en arrêt maladie. Le Conseil départemental a affirmé son "engagement total envers le soutien aux victimes", ajoutant qu'il n'y a pas de place pour des comportements sexistes ou inappropriés au sein de l'administration.

Les expertises, tant juridiques que psychologiques, vont se poursuivre pour s'assurer d'une prise en charge adéquate et d'une réponse appropriée à ces actes.

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