Ce lundi 13 avril 2026, les avocats du barreau de Carpentras ont cessé leurs activités pour protester contre des conditions de travail qui se dégradent, exacerbées par un sous-effectif attribué à un manque criant de moyens au sein du système judiciaire. Ces difficultés ont des répercussions directes sur leurs clients, provoquant retards et frustrations dans le traitement des affaires.
Des effectifs insuffisants
Les avocats de Carpentras se trouvent démunis face à un manque crucial de personnel. "C'est une petite juridiction, et lorsque la moitié de l’effectif est indisponible pour des raisons de maladie sans remplacement, cela paralyse l'ensemble du système", souligne Lionel Fouquet, le bâtonnier du barreau. Cette pénurie de ressources humaines entraîne des audiences continuellement reportées, et des décisions qui peinent à être rendues.
Des effets directs sur les justiciables
Le délai de traitement des affaires pénalise directement les justiciables. Comme l'indique Anne-France Breuillot, avocate à Carpentras, "Les justiciables, lorsqu'ils se présentent devant un tribunal, sont généralement dans une situation de crise et attendent une réponse rapide. Lorsque celle-ci tarde à arriver, cela crée une vraie difficulté."
Des difficultés de plus en plus importantes
La situation à Carpentras ne date pas d'hier. "Cela fait des années que nous alertons sur ces enjeux, mais les réponses apportées aggravent la situation", s'inquiète Anne-France Breuillot. Lionel Fouquet ajoute : "Nous avons été obligés de faire des compromis, mais nous avons atteint nos limites. Il est crucial d'obtenir un renfort personnel pour garantir un service judiciaire efficace et respectueux des justiciables." Pour ces avocats, la question est claire : plus d'effectifs sont indispensables pour éviter que la justice ne devienne une notion inaccessible.







