Une décision marquante a été prise à l'encontre de l'opérateur de télécommunications SFR, qui a écopé d'une amende de 10 millions d'euros, dont 5 millions avec sursis. Cette condamnation fait suite à des publicités jugées trompeuses concernait principalement la gamme Red by SFR. L'annonce a été faite par l'entreprise elle-même ainsi que par l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, le 13 avril dernier.
Les pratiques incriminées incluent la présentation des forfaits téléphoniques comme étant à prix fixe, en affirmant qu'il n'y avait "ni condition de durée, ni doublement de prix au bout d'un an", et qu'ils étaient "garantis à vie". Pourtant, le tribunal correctionnel de Paris a estimé que ces affirmations étaient "fausses ou susceptibles d'induire en erreur" pour les consommateurs.
UFC-Que Choisir a pris cette affaire très au sérieux, saluant la décision comme un "signal fort en faveur de la transparence dans le secteur des télécommunications". L'association avait activement engagé des poursuites en 2021, à la suite de plaintes de nombreux consommateurs mécontents. Intervenant sur le sujet, l'association a souligné que SFR avait imposé des augmentations unilatérales de prix à partir de 2019, en contradiction avec ses engagements initiaux.
En plus de l'amende, le tribunal a condamné SFR à verser 50 000 euros à UFC-Que Choisir pour dommages et intérêts. Par ailleurs, l'opérateur n'a pas souhaité commenter cette décision après avoir publié un communiqué sur le réseau social X, où il a mentionné un extrait du jugement.
Cette situation soulève des questions quant à la régulation des pratiques commerciales dans le secteur des télécommunications, un domaine souvent critiqué pour son manque de transparence. D'autres associations de consommateurs envisagent d'ailleurs de suivre cette affaire de près pour éviter que de telles manœuvres ne se reproduisent.







