Le président du tribunal de Paris, Peimane Ghaleh-Mazban, a exprimé son inquiétude lors d'une récente déclaration, dénonçant les effets dévastateurs du mouvement des avocats contre la réforme de la justice criminelle proposée par Gérald Darmanin. Cette mobilisation, qui prend de l'ampleur, entraîne des perturbations significatives au sein du système judiciaire.
En effet, alors que les avocats manifestent leurs désaccords, notamment lors d'une action prévue aujourd'hui au Sénat, la situation devient de plus en plus tendue. Les avocats protestent principalement contre l'introduction d'une procédure de « plaider-coupable » criminel, une mesure destinée à alléger un système déjà surchargé, mais qui suscite de vives controverses au sein de la profession.
« Les audiences se terminent parfois à des heures impossibles, comme 4h40 et 3h30 le week-end dernier, mettant ainsi en péril la santé mentale et physique des magistrats, des avocats et même des justiciables », a déclaré Ghaleh-Mazban lors d'un colloque sur le droit des contrats. Le président du tribunal souligne que ces conditions insoutenables risquent de dégrader la relation cruciale entre magistrats et avocats, une dynamique essentielle au bon fonctionnement de la justice.
Les mobilisations des barreaux, qui se sont intensifiées ces deux dernières semaines, incluent également des actions telles que des « défenses massives ». Ces grèves du zèle ont pour effet d'allonger considérablement la durée des audiences, contribuant à une désorganisation croissante des services judiciaires. La situation soulève des inquiétudes sur la perte de confiance entre les acteurs du système judiciaire, un phénomène que Peimane Ghaleh-Mazban a décrit comme « préoccupant ».
Cette crise judiciaire, amplifiée par un système déjà sous pression, nécessite des discussions urgentes et constructives entre les différentes parties prenantes, afin de trouver un terrain d'entente et de préserver l'intégrité du système judiciaire français.







