"J’ai fait face à ce qu’on appelle maintenant la grossophobie". Invité sur France Inter, l’actrice et pianiste Alice Taglioni a partagé, ce lundi 13 avril, son expérience difficile lors de ses débuts dans le mannequinat, où la pression liée à son apparence était omniprésente.
Une pression constante et dévastatrice
À seulement 19 ans, Alice a décroché son premier contrat dans une agence de mannequinat. Malgré ses 1m79 et ses formes qu'elle appréciait, des commentaires dévalorisants l’ont poursuivie : “Il faut que tu maigrisses”, lui répétaient sans cesse ses agents. Cette constante remise en question de son physique l'a profondément affectée, la rendant “pas bien dans sa peau”.
Des luttes internes lourdes de conséquences
Cette pression a exacerbé ses complexes d’adolescente, l'entraînant vers des problèmes alimentaires. "On maigrit, mais on ne maigrit pas d’une bonne façon. J’ai connu ces affres douloureuses du problème alimentaire et tout ce qui va avec", a-t-elle confié. Ce combat personnel l’a frappée, comme le souligne le Monde, alors que le mannequinat continue de soulever des débats autour de la diversité corporelle.
Finalement, au début des années 2000, Alice s’est tournée vers le cinéma, jouant dans près d'une quarantaine de films, tels que “La doublure”, “Paris-Manhattan” ou “Sous les jupes des filles”, où elle a pu redéfinir son rapport à son corps et son image.
Ce témoignage met en lumière une réalité partagée par de nombreuses personnes dans l'industrie de la mode qui fait face à des attentes irréalistes en matière de beauté. Comme le précise une étude de HuffPost, il est crucial d’adopter des normes plus inclusives pour favoriser une meilleure santé mentale parmi les modèles et les jeunes.







