À Fougères, la période de Pâques est un événement capital pour les chocolatiers, représentant près d'un quart de leur chiffre d'affaires annuel, juste après Noël. Depuis fin février, Nicolas Royer s'active déjà dans son atelier, avec un objectif précis : produire plus de 2 000 pièces pour répondre à la demande qui ne cesse d'augmenter.
Avec le week-end de Pâques qui approche à grands pas, les coulisses de la chocolaterie deviennent bouillonnantes d'activité. Nicolas Royer, bien connu pour ses délicieuses créations, exprime l'excitation palpable qu'il ressent : "Il y a des poules, des lapins, des œufs... Ça fait plus d'un mois qu'on est en production!" En effet, chaque année, la boutique de ce chocolatier breton, primé au Salon International du Chocolat à Paris, attire des clients de toute la région, allant même jusqu'à Paris pour goûter ses gourmandises.
Des nouveautés chaque année
La création de nouvelles saveurs et formes est au cœur de l'importance de cette période. "On fait des tests, on veut aussi proposer des nouveautés chaque année à nos clients !" Parmi les découvertes de cette année figurent des petits lapins avec des carottes, ainsi que des œufs géants, une manière de se démarquer dans un marché très compétitif. Les ventes de Pâques représentent entre 20 et 25 % du chiffre d'affaires annuel, rendant cette période cruciale pour l'entreprise.
Malgré la charge de travail accrue, Nicolas, habituellement seul à la production, a eu l'assistance précieuse de sa mère et de son épouse en boutique, car la majorité des clients viennent généralement s'approvisionner dans les derniers jours avant Pâques. Le chocolatier se réjouit de voir des clients voyageant de Rennes, Laval, et parfois même de Paris pour se procurer ses créations. L'engouement pour son chocolat témoigne du succès et de la réputation bien établie de Nicolas Royer à Fougères.







