Le Benelux devient un véritable centre névralgique du transport ferroviaire innovant. Après le lancement d'European Sleeper, dont le lancement de trains de nuit est prévu en mars, GoVolta entre en scène pour transformer les voyages entre Amsterdam et Berlin.
Ce jeudi, la start-up a mis en service son premier train reliant Amsterdam à Berlin, offrant trois allers-retours hebdomadaires. À l'image de son homologue, GoVolta propose des prix défiant toute concurrence grâce à l'exploitation de voitures d'occasion des années 1980, récemment modernisées. L'objectif est clair : rompre le monopole des géants du secteur tels qu'Eurostar et la NS.
La stratégie repose sur l'exploitation de matériel ferroviaire abordable et de capacités optimisées. Marteen Bastian, directeur général et cofondateur de GoVolta, indique à l'AFP : "Notre structure légère et notre équipe restreinte nous permettent de proposer des prix extrêmement compétitifs, avec une capacité de transport atteignant 820 passagers par train, pouvant même dépasser les 1 000 en été." La compagnie prévoit également d'étendre son réseau avec une ligne vers Paris, proposant des billets à 50 euros.
"Cela constituera un grand changement, car jusqu'à présent, il n'y a que l'Eurostar", a déclaré Bastian.
Pour les passionnés de voyages, le trajet entre Amsterdam et Berlin dure environ sept heures, un peu plus long que celui de la Deutsche Bahn, mais GoVolta s'inscrit dans une tendance de "slow travel" appréciée par de nombreux passagers.
Levée de fonds difficile pour GoVolta
La start-up a dû faire face à de nombreux défis pour concrétiser son projet. En 2023, Flywise Travel a proposé à l'Autorité néerlandaise des consommateurs de développer de nouveaux services ferroviaires. Cependant, lever des fonds a été un vrai parcours du combattant. Contrairement au modèle participatif d'European Sleeper, GoVolta a tenté de trouver des investisseurs privés.
Après avoir contacté plus de 80 investisseurs, l’équipe n'a pas trouvé de soutien, la rentabilité à long terme étant jugée incertaine. Hessel Winkelman, cofondateur, explique : "Les investisseurs étaient hésitants face à un projet sans précédent. Ils n'avaient pas de repères pour évaluer son potentiel économique." Bien que la banque Rabobank ait accordé un financement initial, elle a finalement retiré son soutien, ce qui a plongé la start-up dans l'incertitude.
Malgré ces obstacles, GoVolta a réussi à réunir des fonds, bien que les détails restent flous quant au montant et aux investisseurs impliqués. L'exploitation d'un train génère des coûts élevés et nécessite un rempli de passagers pour garantir la viabilité du projet sur le long terme.







