La campagne municipale à Paris prend un tournant décisif. Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche, a récemment accusé Emmanuel Macron d'avoir "intervenu" pour favoriser le retrait de la candidate d'extrême droite, Sarah Knafo, au profit de Rachida Dati. Ce qu'il qualifie de "faute morale immense" a déclenché une tempête médiatique.
Les propos d'Emmanuel Grégoire ont suscité des réactions vives. En privé, Emmanuel Macron aurait exprimé son indignation face à ces accusations, les qualifiant de "mensonges indignes et calomnieux". Selon plusieurs sources, cette déclaration a choqué même au sein de l'Elysée, où une telle virulence est rare.
Piqué au vif par les accusations, Macron a rapidement démenti lors d'un sommet européen, déclarant : "Ces propos n'ont aucun sens et sont déshonorants pour celui qui les exprime". Il a également précisé qu'il ne connaissait pas personnellement Sarah Knafo, ce qui ajoute une couche de complexité à cette affaire.
Des allégations sérieuses sur les liens avec l'extrême droite
Dans une interview accordée à M6, Emmanuel Grégoire a défendu ses dires, affirmant : "Je suis conscient de ce qui se murmure. Rachida Dati et ses alliés ne se sont jamais distancés de l'extrême droite". Son entourage, bien qu'absence de preuves tangibles, plaide pour un "faisceau d'indices très convergents", insinuant que Macron entretient des intermédiaires en rapport avec l'extrême droite.
Cette controverse soulève la question cruciale de l'impact potentiel sur le second tour des élections municipales, prévu le 22 mars. Les analystes politiques s'interrogent sur la capacité de Grégoire à souffler sur les braises de cette polémique. Dans le contexte actuel, où les tensions politiques sont palpables, chaque incident pourrait influencer le vote final.
Les jours à venir seront décisifs pour les candidats et leurs partisans alors qu'ils tentent de naviguer à travers cette tempête politique.







