Le gouvernement lance une offensive contre les hausses de prix des carburants

Démarrage d'un plan exceptionnel pour contrôler les prix à la pompe face à la crise actuelle.
Le gouvernement lance une offensive contre les hausses de prix des carburants
Dans une station-service de Nemours, en Seine-et-Marne, le 7 mars 2026. KENZO TRIBOUILLARD/AFP

« La guerre au Moyen-Orient ne doit pas servir de justification », a affirmé le Premier ministre Sébastien Lecornu. Au cours des trois jours à venir, près de 500 contrôles auront lieu dans les stations-service à travers la France.

Sur le réseau social X, le chef du gouvernement a annoncé le lancement d'une initiative exceptionnelle pour éviter des « hausses abusives des prix à la pompe ». Ces contrôles, réalisés par la répression des fraudes (DGCCRF), équivalent à six mois de surveillance habituelle.

« La guerre au Moyen-Orient ne peut justifier des rehaussements de tarifs injustifiés », a-t-il souligné. En évoquant les préoccupations sociales, le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a évoqué qu'il serait « plus simple de bloquer les prix, car toute hausse dans le contexte actuel est abusive », notant l'énormité des stations-service à surveiller.

Le vendredi précédent, le gouvernement a informé que le SP95-E10, essence la plus utilisée, avait subi une hausse de 10 centimes en une semaine, atteignant 1,98 euro le litre pour le gazole, représentant une augmentation de 26 centimes (+15%) par rapport aux prix d'un mois plus tôt.

Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a insisté sur la nécessité d'agir contre les éventuelles spéculations : « Si certaines stations profitent de la situation, elles doivent être rappelées à l’ordre ». Il a également évoqué le concept de “name and shame”, pour rendre publiques les stations abusives.

Le gouvernement exclut une baisse de la TVA

Des partis politiques, comme le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI), ont exprimé leur inquiétude face à cette flambée des prix. Marine Le Pen, cheffe du RN, a suggéré une révision à la baisse des taxes sur les carburants, plaidant pour une tik sur la TVA qui passerait de 20 % à 5,5%. Son collègue, Jordan Bardella, a également demandé des réductions d'impôts en cas d'éventuelle flambée des prix.

Du côté de La France insoumise, Éric Coquerel a proposé de « réfléchir à un blocage des prix » de l’essence si la situation persiste. En revanche, Maud Bregeon, ministre déléguée à l’énergie, a déclaré que baisser la TVA et l'accise était « inconcevable », puisque cela pourrait créer un déficit de près de 20 milliards d’euros dans les finances de l’Etat.

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